Gregory Charles
Gregory Charles est un artiste québécois multifacette, passionné de musique depuis l’enfance. Pianiste classique, acteur, animateur, chanteur, chef de chœur, professeur, producteur, entrepreneur et conférencier, il fait d’abord sa marque à la télévision et à la radio, avant de démontrer au monde entier combien il est né pour la scène. Avec plus de deux millions de billets de spectacle vendus en carrière, un record de 43 représentations de son spectacle Noir et Blanc au Centre Bell de Montréal, un million de disques vendus et des spectacles interactifs présentés aux quatre coins de la planète (New York, Tokyo, Shanghai, Paris, Londres, Mexico, Los Angeles, Austin, Dallas, Marrakech, Stuttgart, Vienne et plus), Gregory est passé maître dans l’art d’animer une foule et de la divertir en lui offrant spontanément ce qu’elle désire. Un bagage musical et une passion qu’il partage avec plaisir comme professeur dans des émissions comme Star Académie, Virtuose et Crescendo, ainsi qu’à sa propre école de musique virtuelle, l’Académie Gregory.
VIOLON
L'artiste qui accompagne Gregory aujourd’hui :
Marjorie Bourque
Marjorie Bourque
Marjorie Bourque, virtuose violoniste native de St-Georges-de-Beauce, a embrassé le violon à 3 ans avec une détermination remarquable. Sa formation au Conservatoire de musique de Québec et de Montréal a profondément influencé son jeu raffiné et chaleureux. Repérée par l’émission Virtuoses en 2015, elle a collaboré avec Gregory Charles à maintes reprises et a émergé sur la scène musicale au cœur de projets variés.
Équipée d’un violon Jean-Baptiste Vuillaume de 1834, prêté par Roger Dubois, elle a été pigiste pour des orchestres renommés, tout en participant à des émissions comme La Voix et Star Académie. D’une polyvalence exceptionnelle, elle a aussi étroitement collaboré avec des artistes de renom tels que Simon Leoza et Jonathan Roy. Récemment, elle a été le premier violon dans La Mélodie du bonheur (2023) et a contribué à des bandes originales de films, notamment Les chambres rouges et The Iron Claw. Marjorie aspire à hisser la musique à son apogée, peu importe le genre, et cherche constamment de nouveaux horizons créatifs.
Origines
Les origines du projet Piano Renaissance sont multiples. Les facteurs qui ont alimenté notre désir de porter ce projet vers sa forme actuelle sont à la fois de nature professionnelle, de nature pédagogique et finalement de nature personnelle. J’ai commencé à étudier le piano à l’âge de 7 ans. Né dans une famille de musiciens et de mélomanes, j’ai trouvé autour de moi plusieurs complices, heureux d’encourager le déploiement de mon talent. Ma mère fut mon premier professeur. Elle était pianiste mais surtout organiste. Sa compréhension de la musique et sa pédagogie revêtaient des allures très alternatives par rapport au mode d’enseignement plus standard et plus usuel. Ma mère considérait que trop d’efforts étaient consacrés à l’apprentissage de la lecture à vue de la musique. « La musique est un art de l’oreille », disait-elle, « et non des yeux ». Elle favorisait la compréhension des intervalles, des progressions d’accords, la géolocalisation et le caractère mitoyen des différentes tonalités et l’improvisation. C’est sa perspective sur la musique qui est à la base de ma propre compréhension de ce langage et ce qu’elle m’a enseigné constitue le fondement de la méthode instinctive qui est proposée aux milliers d’étudiants et d’étudiantes, jeunes et moins jeunes, de l’Académie Gregory. Ma mère était convaincue qu’avant l’avènement de la publication des partitions musicales, c’est l’oreille des musiciens qui était davantage mise à profit. Elle répétait sans cesse qu’il n’y avait rien d’extraordinaire à ce que Mozart transcrive de mémoire le Miserere d’Allegri, sachant qu’il ne pouvait pas se rendre à la bibliothèque ou dans une quelconque boutique spécialisée pour se procurer une partition. Elle racontait aussi que Beethoven, admiré aujourd’hui pour la qualité de sa musique de chambre, de ses concerti et de ses symphonies était avant tout, à son époque, un improvisateur qui pouvait, de façon spontanée et en public, réduire pour le piano des œuvres symphoniques complexes. Encore une fois, c’est l’oreille qui était appelée à jouer le rôle principal et non les yeux. Ma mère donc, modelait sa pédagogie sur sa compréhension non pas de la façon d’enseigner de son époque mais bien sur celle qui était sans doute préconisée plusieurs siècles auparavant. Elle m’a appris à écouter plutôt qu’à lire, à comprendre la progression des accords et le tempérament des intervalles et à improviser. Pour arriver à ses fins, elle me composait tous les jours, quand j’étais enfant, des petits morceaux destinés à maîtriser un concept musical ou simplement à améliorer l’indépendance de mes doigts ou de mes mains. La démarche de ma mère ressemble à celle de la vaste majorité des acteurs principaux de la Renaissance.
Bien que cela semble contre-intuitif, la Renaissance, une période de notre histoire européenne qui s’étend du milieu du 14e siècle au milieu du 16e siècle, n’a pas été une période de découverte et de réalisations originales. Ce fut plutôt un période de redécouverte de ce que les plus grands penseurs avaient accumulé comme savoir, comme expériences et comme expertises dans le passé lointain et plus particulièrement pendant la Grèce Antique et la période subséquente de culmination de la Rome antique. Da Vinci était un génie mais il semble qu’Archimède, un mathématicien, inventeur, architecte et astronome grec qui a vécu 1800 avant lui, ait accompli des prouesses semblables. Copernic proposa une perspective révolutionnaire en affirmant que le soleil soit au centre de notre système planétaire plutôt que l’inverse. Aristarque de Samos avait avancé la même chose au 3e siècle avant notre ère. Les penseurs de la Renaissance ont profité des voyages des Européens vers l’Asie et le Moyen-Orient, pour se familiariser avec des notions, des connaissances, des vérités scientifiques et artistiques qui avaient été oubliées, en Europe, depuis la chute de l’Empire Romain. Ils ont idéalisé, compilé puis emprunté et imité ce que leur ancêtres Grecs et Romains avaient fait de mieux, tant sur le plan de l’Art que dans tous les champs du savoir, dans le but de conduire la société de leur époque à un niveau de civilité et de sophistication que l’Europe n’avait pas connu depuis plus de mille ans. Ma mère donc était fascinée par la Renaissance. Pas surprenant que, responsable du développement, de l’éveil et de l’éducation d’un petit garçon docile mais paresseux, curieux mais peu porté sur la lecture, elle choisit pour mes neuf ans de m’offrir une série de petits bouquins sur les grands personnages de la « Rinascienta ». Gallilei, Da Vinci, Michelangelo, Rafael, Lorenzo le Magnifique, Pétrarque et tous les autres. L’astuce eut l’effet voulu. J’ai dévoré ces petits bouquins et la lecture de ceux-ci a mis le feu à ce qui allait rester, pour le reste de ma vie, une passion brûlante pour l’histoire, le savoir, l’art, la philosophie, la démarche spirituelle et l’arrimage de tous ces vecteurs dans nos vies et dans nos sociétés. Quelques décennies plus tard, devenu papa d’une jeune fille curieuse mais pas très attirée par la lecture, j’ai choisi de lui offrir les mêmes petits bouquins, question d’allumer ce qui, j’espère, deviendra un irrésistible désir de savoir et de découvrir. Et comme ma mère le faisait autrefois pour moi, j’ai choisi de composer pour elle et pour les étudiants de l’Académie Gregory, des pièces de musique inspirées par ces personnages plus grands que nature de la Renaissance qui m’ont fait rêver et dont je rêve encore.
Au programme

Premier mouvement
La Mélodie du Barde

Deuxième mouvement
L’ombre du Divin

Troisième mouvement
La licorne

Quatrième mouvement
L'homme dans la lune

Cinquième mouvement
La face cachée du soleil

Sixième mouvement
L’éducateur

Septième mouvement
Le Barde de Stratford

Huitième mouvement
Le poète

Neuvième mouvement
La Victoire de François 1er

Dizième mouvement
Le magnifique

Onzième mouvement
Le marionnettiste

Douxième mouvement
Les joues de la Joconde

Treizième mouvement
L’étincelle. Sonate pour
un temps de découverte

Quatorzième mouvement
Le penseur amoureux
Des lieux historiques du Québec
Les concerts ont lieu au sein des majestueuses églises et monuments du patrimoine culturel québécois. Ces lieux à l’acoustique merveilleuse vous permettent de redécouvrir la musique classique autrement.
L’ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE SHERBROOKE
Surnommée la cathédrale de l’Est, l’Église Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke surprend par ses vastes dimensions et la beauté de son architecture. Construite entre 1905 et 1908, elle adopte un style roman grandement prisé à l’époque. D’une hauteur de 212 pieds, l’édifice n’a rien à envier à l’archevêché et à la cathédrale, situés de l’autre côté de la rivière Saint-François. Au sommet, son triple clocher est le plus imposant du diocèse. Son chemin de croix, importé d’Angers en France, est également imposant puisque chacune de ses œuvres est d’une grandeur de 7 pieds de haut. Les décorations de la nef, majoritairement confectionnées en plâtre, comportent des colonnes et des chapiteaux latéraux. Cet ensemble harmonieux et urbain contraste avec le chœur, qui adopte quant à lui une décoration plus élaborée due entre autres à la récupération de nombreuses œuvres d’art. Son maître-autel impressionnant participe à la richesse du chœur. Composé de marbre et doté de petites colonnes en onyx, il est couvert d’une micromosaïque importée d’Italie représentant la Cène. L’église est l’une des rares sur le territoire de l’archidiocèse de Sherbrooke à disposer d’une crypte. L’endroit présente également une reproduction d’un célèbre tableau peint par l’artiste Suzor-Côté.
